Ado victime

Quoi faire?

Adolescent victime

Tu as 11 ans ou moins ?

Tu as été victime d’abus sexuel récemment ou dans le passé ? Tu ressens le besoin d’avoir de l’écoute et de l’aide ? Saches que tu n’es pas seul (e) et qu’il existe des professionnels et des ressources spécialisées pour les jeunes comme toi.

D’abord, il est primordial que tu en parles à une personne adulte en qui tu as confiance et avec qui tu te sens bien. Cette personne peut être un professionnel de l’école, le parent d’un ami ou quelqu’un de ta famille, par exemple. L’important est que tu ne restes pas seul(e) avec ce lourd « secret ». La personne à qui tu te confies devrait être en mesure de faire des démarches afin que tu sois soutenu(e) et afin de s’assurer que tu puisses être en sécurité.

Tu peux aussi contacter le CAVAS afin que l’on puisse t’aider à bien te diriger. Si la situation d’abus sexuel se poursuit ou si tu crains à nouveau pour ta sécurité, il y a plus loin sur cette page des ressources d’aide qui pourront bien te guider.

Tu es âgé (e) de 12 ou 13 ans ?

Tu as été victime d’abus sexuel récemment ou dans le passé? Tu ressens le besoin d’avoir de l’écoute et de parler à une intervenante ? Tu vis une situation difficile et tu te demandes s’il est question d’agression sexuelle ou non ? Le CAVAS est là pour toi !

Garçon ou fille, il est possible pour toi de recevoir les services du CAVAS! Si cela est possible, un de tes parents ou ton tuteur peut communiquer avec le CAVAS afin de faire une demande de service. Si cela n’est pas possible, tu peux aussi communiquer directement avec nous, par téléphone ou courriel. Une intervenante regardera alors avec toi les possibilités de services selon ta situation et ta réalité.

Les objectifs principaux des rencontres seront de bien répondre à tes besoins, t’aider à clarifier tes émotions, t’aider à diminuer les conséquences et t’offrir l’écoute dont tu as besoin, sans le moindre jugement. Si tu as des questions sur les services du CAVAS, tu peux nous téléphoner ou nous écrire en tout temps; une intervenante te répondra rapidement. Saches également que tous les services sont gratuits. De plus, il y a plus loin sur cette page d’autres ressources d’aide qui pourront bien te guider au besoin.

Tu es âgé (e) entre 14 et 17 ans ?

Tu as été victime d’abus sexuel récemment ou dans le passé? Tu ressens le besoin d’avoir de l’écoute et d’en parler à une intervenante ? Tu vis une situation difficile et tu te demandes s’il est question d’agression sexuelle ou non ? Le CAVAS est là pour toi !

Adolescent ou adolescente, il est possible pour toi de recevoir les services du CAVAS! Il faut seulement que tu communiques avec le CAVAS afin de faire une demande de service. À partir de 14 ans, tu n’es pas dans l’obligation d’aviser tes parents ou ton tuteur. Il est bien sûr suggéré d’inviter tes parents ou une personne proche à avoir également des rencontres (si le besoin est présent), dans le but de bien te soutenir et te guider dans les démarches. Mais ce n’est pas une obligation.

Les objectifs principaux des rencontres seront de bien répondre à tes besoins, t’aider à clarifier tes émotions, t’aider à diminuer les conséquences et t’offrir l’écoute dont tu as besoin, sans le moindre jugement. En rencontre, l’intervenante sera en mesure de t’expliquer les démarches possibles, si tel est ton besoin. Si tu as des questions sur les services du CAVAS, tu peux nous téléphoner ou nous écrire en tout temps; une intervenante te répondra rapidement. Saches également que tous les services sont gratuits et confidentiels. De plus, il y a ci-dessous d’autres ressources d’aide qui pourront bien te guider au besoin.

Liste des ressources d’aide

CAVAS
450-778-9992
cavas@cgocable.ca

Jeunesse J’écoute
En tout temps un(e) intervenant(e) est disponible, par téléphone, texto ou clavardage en ligne pour de l’écoute et référence :
https://jeunessejecoute.ca/
1-800-668-6868

Ligne d’écoute et de référence en agression sexuelle
En tout temps un(e) intervenant(e) est disponible par téléphone pour de l’écoute et référence :
1-888-933-9007

Direction de la protection de la jeunesse
Pour signaler la situation d’abus, du lundi au vendredi de 8h à 18h :
1-877-644-4545

Police
En tout temps si tu es en danger :
911

Savais-tu ça??

L’habillement ou le comportement d’une personne n’a rien à voir avec l’agression !!

En effet, l’apparence, l’habillement ou l’attitude d’une personne n’est pas la cause de l’agression sexuelle. La personne qui agresse est l’unique responsable des gestes commis en prenant le contrôle sur la personne victime.


Un gars peut aussi être agressé sexuellement !!

Tout à fait, les filles ET les garçons peuvent être victimes, même si la personne sait bien se défendre. Quelqu’un n’est pas faible parce qu’il se fait agresser, il est victime d’un geste criminel.


Une personne qui a consommé de l’alcool ne peut pas donner un consentement libre et éclairé !!

C’est bien vrai, dans le code Criminel du Canada, une relation sexuelle avec une personne endormie, inconsciente ou en état d’ébriété constitue une agression sexuelle. Le consentement sexuel doit être obtenu alors que la personne est apte à le donner. Ainsi, l’état d’ébriété ou d’inconscience invalide le consentement.


Une personne victime ne déteste pas toujours son agresseur !!

C’est à tort que l’on prétend que la personne victime déteste ou doit détester la personne qui l’a agressée sexuellement. Dans les situations d’inceste, la personne victime peut se sentir coincée entre le sentiment d’être trahie et l’amour qu’elle lui porte. Également, dans une relation amoureuse où c’est le partenaire qui agresse son amoureux ou amoureuse, la personne victime peut alors éprouver des sentiments ambivalents.

Quelques statistiques...




67 % des personnes victimes d’agression sexuelle sont âgées de moins de 18 ans1


Les enfants âgés de 5 ans et moins représentent 10 % de ces victimes, ceux de 6 à 11 ans, 22 % et ceux de 12 à 18 ans, 36 %2

Plus de 75 % des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle3







La personne qui agresse connaît sa victime dans 70 à 90 % des cas. Les enfants sont la plupart du temps agressés par des personnes de leur entourage. Dans la moitié des cas, il s'agit d'un membre de la famille immédiate ou élargie.2

1Ministère de la Sécurité publique, 2015
2CHU Sainte-Justine (https://www.chusj.org/)
3Gouvernement du Québec, Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, 2001


Comment être un témoin actif?

La problématique des violences sexuelles concerne tout le monde et il est essentiel de se sentir impliqué(e) lorsque nous sommes témoin de ce genre de situations incommodantes, voire criminelles. Plusieurs actions contribuent à prévenir les violences sexuelles et, aussi, à y mettre un terme. Certaines attitudes gagnantes et ressources d’aide sont aussi à notre disposition, mais tout d’abord :

Si vous êtes en situation d’urgence;
Si vous craignez pour votre sécurité, pour votre intégrité physique ou pour votre vie;
Si vous êtes témoin d’une agression;
Si vous venez d’être victime d’une agression sexuelle:
Appelez immédiatement les services d’urgence 911, la Sûreté ou le service de sécurité de l’endroit.

Étrangement, plus il y a de gens autour d’une personne en détresse urgente, moins grandes sont les chances que cette personne soit aidée. C’est ce qu’on appelle l’«effet du passant». Et pourtant, selon des études américaines, la présence d’un témoin actif diminue de grandement le risque qu’une agression sexuelle soit commise*. Un témoin actif est une personne qui observe un comportement inacceptable dirigé envers quelqu’un d’autre et qui intervient pour changer le cours des évènements.

*https://www.lesoleil.com/actualite/violences-sexuelles-le-ba-ba-du-temoin-actif-de0308b99a616c4e9999baea79ef026f

Actions préventives

  • Accorder du crédit aux personnes qui ont subi des violences sexuelles.
  • Analyser nos propres croyances et préjugés concernant le rôle des genres, la sexualité et la violence sexuelle.
  • Réfléchir aux messages sexistes et oppressifs que nous rencontrons dans la culture populaire et les médias et mettre ces messages en question.
  • Faire front aux personnes qui propagent des mythes sur les violences sexuelles, qui rejettent la faute sur les victimes, qui ont des propos misogynes, sexistes ou qui font des blagues empreintes de violence sexuelle.
  • Encourager les relations égalitaires pour contrer toute forme de violence sexuelle.
  • Incarner le respect (se respecter tout d’abord) et réagir au manque de respect.
  • Se doter de moyens pour réagir avec puissance et confiance lors de situations de violence (par exemple, en suivant un cours d’autodéfense ou d’arts martiaux).
  • Si on sort en groupe, dans un bar ou autre, s’assurer que tous les membres du groupe sont présents et en sécurité jusqu’à la fin de l’activité. S’il y a lieu, nommer une personne qui en sera responsable.
  • En compagnie d’une personne qui est dans un état avancé de consommation de drogues et/ou d’alcool:
    • Lui offrir d’espacer les consommations;
    • Lui proposer une consommation sans alcool;
    • Ne pas la laisser seule, jusqu’à ce qu’elle soit en lieu sûr;
    • Lui demander avec qui elle est arrivée et l’aider à retrouver ses amis (si vous n’étiez pas ensemble).

Actions directes (agir dans une situation de violence sexuelle)

  • Si vous êtes en mesure d’agir en toute sécurité, prenez les moyens pour faire cesser la situation de violence, sinon dénoncez-la à une ressource compétente (garde de sécurité, responsable de l’endroit, personne de confiance, etc.). Et surtout, n’hésitez pas à composer le 911; écoutez votre intuition et agissez.
  • Établissez un contact (visuel ou par texto, par exemple) avec la personne en difficulté et communiquez-lui clairement votre soutien. Prévenez l’entourage et, si possible, intervenez à plusieurs pour faire cesser les comportements inappropriés. Vous pourriez même demander à l’entourage de la personne inadéquate d’intervenir auprès de celle-ci pour qu’elle cesse les comportements violents ou même, aller lui taper directement sur l’épaule pour lui dire qu’elle va trop loin et que ses gestes n’ont pas lieu d’être.
  • Permettez à la personne victime de sortir de la situation en agissant comme si vous la connaissiez (si ce n’est pas le cas), détournez l’attention de l’agresseur (cris, grimaces, claquer les mains, faire du théâtre, sonner une alarme, etc.) et aidez la personne victime à se mettre en lieu sûr.
  • Dans certains bars du Québec, il est possible de commander un « Angelot ». En commandant un « Angelot », vous avisez une personne responsable que vous êtes dans une situation de danger ou que vous craignez le devenir. Pour en savoir plus : https://www.commandeunangelot.com/.
  • Vous pouvez également jouer un rôle important par votre témoignage en faveur de la personne qui a été victime de violences sexuelles.
  • Référez la personne aux ressources qui peuvent l’aider, s’il y a lieu.
Rappelez-vous que le soutien que vous apportez à la victime fera une grande différence… pour elle et pour le reste de la société.

Attitudes aidantes

  • Croyez ce que la personne victime vous dit et respectez son vécu.
  • Écoutez ce que la personne victime a à dire, sans porter de jugement. Laissez-la s’exprimer dans ses mots, à sa façon et à son rythme. Normalisez les réactions, émotions et sentiments (colère, culpabilité, tristesse, etc.) qu’elle pourrait vivre.
  • Recevez ce que la personne victime vous partage, sans minimiser ni amplifier les faits, les émotions ou les conséquences.
  • Déculpabilisez (s’il y a présence de ce sentiment) la personne, car ce n’est pas de sa faute si elle a subi une agression sexuelle. La personne qui agresse est entièrement responsable de ses actes.
  • Soulignez et valorisez les forces et le courage de la personne à vous parler de son vécu et encouragez-la à prendre soin d’elle.
  • Favorisez son autonomie en aidant la personne victime à reprendre du pouvoir sur sa vie. Donnez-lui de l’espace pour respirer, pour reprendre son niveau de fonctionnement habituel.
  • Accompagnez la personne victime. Montrez-lui que vous êtes disponible, ou si non, référez-la à une ressource d’aide et/ou faites-vous aider par cette dernière.

Obligation de signalement

La protection des enfants est une responsabilité collective. En vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (RLRQ, chapitre P-34.1), toute personne a l’obligation de faire un signalement soit à la police (911) ou au Directeur de la Protection de la Jeunesse (DPJ) si elle a un motif raisonnable de croire qu’un enfant de moins de 18 ans est victime (ou court un sérieux risque) d’être victime d’abus sexuel. Toutes les situations d’abus sexuels, avec ou sans contact physique, doivent être signalées, sans délai, à la police ou au DPJ, peu importe l’auteur des abus et les moyens pris par les parents/tuteurs pour corriger la situation»