Quoi faire ?

Une personne parmi votre clientèle vous a dévoilé avoir vécu de la violence sexuelle et vous souhaitez la référer vers nos services?

Tout d’abord, vous pouvez l’informer que nous sommes un organisme qui offre des services d’aide directe, gratuits et confidentiels, à toute personne de 12 ans et plus ayant été victime de violence sexuelle et leurs proches et que nous sommes situés à Saint-Hyacinthe. Il n’est pas obligatoire d’avoir entamé une démarche judiciaire ni d’avoir fait une demande à l’IVAC pour recevoir nos services.

Trouver de l'aide

Vous pouvez également informer la personne que les services du CAVAS sont offerts sur une base volontaire, c’est-à-dire que la personne doit être prête à s’engager et être motivée à faire face à son vécu en violence sexuelle.

Au CAVAS, c’est la personne qui doit nous contacter directement pour faire la demande de service, à moins d’une situation particulière que nous aurons discuté ensemble. Vous pouvez donc lui remettre nos coordonnées. Elle peut également remplir une demande de service en ligne et elle sera contactée par une intervenante dans les meilleurs délais.
La demande de services est le premier contact avec l’organisme. C’est un appel qui permet de prendre des informations générales sur la personne ainsi que sur ses besoins face à un suivi en violence sexuelle. Il permet également d’informer sur nos services et autres ressources d’aide disponibles, au besoin. Par la suite, la personne sera contactée lorsqu’une intervenante sera disponible pour débuter un suivi avec elle.

Sachez que certaines circonstances ou comportements de la personne victime peuvent constituer une contre-indication à entreprendre des démarches au CAVAS (état de crise, pas de souvenirs de l’agression, personne sans domicile fixe, personne à risque suicidaire, toxicomanie, etc.). Dans ces cas, il est préférable que la personne règle d’abord ses difficultés plus immédiates avant de débuter un suivi en violence sexuelle; c’est pourquoi l’intervenante va référer la personne aux ressources appropriées.


Particularités pour la jeunesse (12-17 ans) :

Important : Le signalement au Directeur de la Protection de la Jeunesse (DPJ) doit être fait avant de recevoir nos services (idéalement par la personne ayant reçu le dévoilement).

La protection des enfants est une responsabilité collective.
En vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (RLRQ, chapitre P-34.1), toute personne a l’obligation de faire un signalement soit à la police (911) ou au Directeur de la Protection de la Jeunesse (DPJ) si elle a un motif raisonnable de croire qu’un enfant de moins de 18 ans est victime (ou court un sérieux risque) d’être victime d’abus sexuel. Toutes les situations d’abus sexuels, avec ou sans contact physique, doivent être signalées, sans délai, à la police ou au DPJ, peu importe l’auteur des abus et les moyens pris par les parents/tuteurs pour corriger la situation.

Pour les 12-13 ans,

nous demandons au parent ou tuteur légal de prendre contact avec nous afin de faire la demande de services. De plus, nous recommandons fortement à ce que celui-ci soit également suivi par nos services (minimalement une rencontre).


Pour les 14-17 ans,

vous pouvez lui donner nos coordonnées afin que la personne nous contacte directement pour faire la demande de services ou qu’elle remplisse une demande de service en ligne. Il est également possible pour vous d’accompagner la personne lors de son son premier contact avec nous, si souhaité.

Comme référent vous pouvez contacter le CAVAS afin d’obtenir plus d’informations, et ce, avant même de donner la référence à votre clientèle.