Femme, 45 ans

Ma première rencontre avec mon ange, parce qu’elle est comme un ange, j’ai tout de suite ouvert mon cœur sans peur, sans jugement. J’ai su m’ouvrir tout de suite. Je lui ai compté mon histoire depuis l’enfance jusqu’à là. Elle a su m’écouter et elle me dirige vers les bonnes ressources.

Dans le suivi je cherchais d’avoir de l'aide, de l’écoute, des ressources pour pouvoir m’aider à m’en sortir avec les bons outils. Il y a tellement de ressources, il s’agit d’un petit pas à la fois. Il ne faut pas avoir peur d’avancer, il faut se choisir avant tout.

Ce que j’ai découvert sur moi, WOW! Tout ce que j’ai découvert sur moi. Je suis capable de m’exprimer, je suis capable de prendre mes propres décisions seule. J’ai beaucoup de travail de fait. J’ai aussi beaucoup de résilience. Je ne fuis plus, je m’affirme bien mieux. J’ai beaucoup de force mentale. Un jour à la fois même une minute à la fois. J’ai énormément de gratitude chaque jour.
Où j’en suis dans mon cheminement par rapport à la violence sexuelle? Deux mots : en paix <3 Je me souhaite de choisir les gens qui vibre la sérénité dans mon cœur puis de continuer la route, le chemin, vers ma liberté (marcher vers ma liberté). D’avoir la chance d’être aimé dans la sérénité, la sobriété, la liberté et surtout la spiritualité. Je souhaite tout ce qui m’émerveille, la nature, les animaux. Je sais aussi ce que je ne veux plus! Je souhaite continuer à faire mes thérapies. Je suis fière de la femme que je suis aujourd’hui. Femme-homme! Tous ensemble nous allons mettre fin à la violence.

Homme, 44 ans

Dans un moment de m'a vie ou que je voyais plus aucune solution sinon la facile! J'ai tombé sur une personne incroyable avec une écoute et des solutions pour moi.. j'ai été abuser dans ma jeunesse et avec ma mère c'était pire.. j'ai pas eu la chance d'avoir de très bons parents comme ont dit.. ils y en a beaucoup qui ont vécu la même situation que moi. On se sent sal on pense que c'est notre faute. De mon côté je pensais lavoir mis de côté bien barricader mais malheureusement ça m'a toujours gruger de l'intérieur.. Je me suis toujours dit que j'étais plus fort que ça ! Mais malheureusement j'ai tombé et vraiment creux, j'ai pensé au suicide et presque passer à l'acte.. c'est là que j'ai demandé de l'aide.. j'ai eu la chance incroyable de tomber sur mon intervenante qui à une écoute incroyable.. sans jugement mais qui apportent des solutions! Ça pas été facile pour moi de confier mes démons mais avec le temps j'ai eu un lien de confiance vraiment fort pour tout déballer !! Aujourd'hui je suis Papi de 2 belle filles adorable.. j'ai la chance d'être entouré part du monde incroyable et je suis rendue à mon compte et que c'est grâce à mon intervenante et son travail extraordinaire!! Je suis le papi le plus reconnaissant pour ça ! Merci à mon intervenante et au CAVAS de m'avoir donné la chance de m'en sortir.. je ne vis pas sur un nuage à tous les jours il y a toujours des journées plus difficile que d'autres mais au moins maintenant je peux en parler et passer au travers...

Femme de 49 ans

Je voudrais dire un grand merci au CAVAS pour le soutien et l'aide que j'ai reçu qui m'a permis de franchir certaines barrières que je m'étais imposées sans le savoir, de reprendre goût à la vie, de comprendre que ce que j'ai vécu n'est pas de m'a faute et ne plus vivre dans la honte.

Une mère de 46 ans

Au CAVAS, merci immense! Découvrir qu’une personne qu’on aime porte une blessure aussi profonde bouleverse bien des repères. Votre soutien aide autant les proches que les victimes à se reconstruire, avec compréhension et humanité.

Femme de 39 ans

Je me rappelle lorsque j'ai appelé au CAVAS. C'était un cri du cœur, comme un dernier garde-fou avant que je ne choisisse de plonger dans le précipice. Je n'en pouvais plus de souffrir. Trois ans et demi auparavant, j'ai été victime d'une agression sexuelle impliquant de la contrainte et de la violence alors que j'étais en voyage dans un autre pays. Au début, j'étais fière d'avoir réussi à m'échapper, d'avoir survécu. Mais j'avais honte. Si j'avais réussi à m'échapper, je n'étais pas une victime, non? Les impacts de mon silence et de mon déni sur ma vie ont été inimaginables. J'ai brisé la relation que j'avais avec un homme extraordinaire et ensuite je me suis mise en couple avec un homme violent. J'avais l'impression de me noyer. Mon appel au CAVAS a tout changé. Mon intervenante m'a prise en charge immédiatement et a fait preuve d'une bienveillance sans égale à mon égard. À chaque semaine, on travaillait à m'aider à me retrouver et à sortir de cet enfer où j'avais atterri. J'ai ressenti sa confiance indéfectible en moi, en mes capacités à reprendre le contrôle de ma vie. Sa patience a été à toute épreuve. Et aujourd'hui, c'est avec beaucoup de gratitude que je tiens à remercier mon intervenante et le CAVAS, car j'ai réussi à sortir du couple avec l'homme violent avec lequel je m'étais retrouvée et tous les liens ont été coupés, j'ai réussi à guérir mes blessures et je me retrouve face à un merveilleux avenir aujourd'hui. Ma nouvelle carrière, mon foyer que je fonde, mes proches auxquels je tiens qui sont restés dans mon entourage, mon petit paradis en nature que je bâtis... Avant mon appel au CAVAS, suite à cette agression qui a changé ma vie, je pensais que la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Aujourd'hui, je me réveille avec des étoiles dans les yeux en pensant à tous mes projets, tous mes êtres chers, tout l'amour que je leur donne et que je me donne, et je pense que la vie est magnifique. Merci du fond du cœur, merci.

Femme de 21 ans

J’ai été victime d’agression sexuelle de la part de mon géniteur pendant deux ans. À 17 ans, j’ai dénoncé et je suis allée chercher toute l’aide à laquelle j’avais le droit. Mon suivi à commencer quelques jours après avoir dénoncer. J’ai été accueillie dans la bienveillance, sans jugement, soutenue et je me suis sentie comprise tout au long du suivis. Tout en suivant mon rythme, le CAVAS m’a aidé à grandir en m’accompagnant dans mes traumatismes et mauvais patterns. J’ai pu être accompagnée durant les procédures judiciaires autant en relation d’aide que physiquement à la cour. Je viens de loin et mon passage au CAVAS m’a grandement aidé à aller de l’avant ainsi que d’évoluer. Le CAVAS m’a aidé à trouver des outils qui me convient. Peu importe comment j’allais, je me suis toujours senti soutenue et accueillie dans un espace chaleureux, toujours dans la bienveillance. Maintenant je vais beaucoup mieux et selon moi si je n’avais pas eu tout se soutiens je ne serais probablement pas rendu où est-ce que je suis rendue aujourd’hui. Si quelqu’un hésite à venir chercher de l’aide je recommande fortement le CAVAS, en plus d’avoir un bon suivi, c’est un service qui est gratuit ce qui permet aux victimes d’avoir de l’aide sans se soucier des enjeux financiers. J’espère que mon témoignage pourra aider et inspirer des personnes à venir chercher de l’aide et ainsi reprendre le pouvoir sur leur vie.

Adolescente de 15 ans

J’avais à peu près 13 ans quand j’ai commencé à fréquenter le Cavas. Pendant 2 ans j’ai été suivis. Pendant tout mon parcours que ce soit lors du procès du début à la fin, j’ai toujours été accompagné je ne pourrais être plus reconnaissante d’avoir été soutenu de cette façon. J’ai pu guérir de ce que j’ai vécu plus facilement avec l’aide adéquate pour cela. J’avais si peur du procès, c’était une étape énorme, mais grâce au cavas je voyais ça beaucoup moins énorme. Mon parcours est devenu plus simple et moins énorme. J’ai compris que mes réactions étaient normales que je n’étais pas étrange pour cela. Au fond j’ai compris que je n’étais pas une victime et une survivante, et même si c’est moi qui ai fait un grand chemin, je n’aurais pas réussi sans toute cette aide.

Femme de 72 ans

J’ai beaucoup de gratitude envers le Cavas, mes rencontres avec une intervenante sont des cadeaux et des outils inoubliables dans ma vie. La très grande écoute, les échanges et les pistes de réflexions m’ont permis de poser un nouveau regard de bienveillance envers moi-même et ainsi avancer positivement en me faisant confiance. Milles mercis!

Homme de 72 ans

La première personne qui m’a parlé du CAVAS dont j’ignorais l’existence a été mon médecin de famille avec qui j’étais en consultation suite à des problèmes d’humeur, d’anxiété, de fatigue physique et morale, etc…

Je m’étais confié à elle à propos des agressions sexuelles que j’avais subies dans mon enfance. Sans être un alcoolique extrême rendu au dernier degré, je buvais passablement beaucoup et trop souvent. L’alcool était mon médicament… j’étais bien quand je buvais.

Au moment qu’elle m’a proposé d’aller au CAVAS j’étais absolument rébarbatif à l’idée d’aller me confier et d’étaler quelques choses que j’avais enfoui loin dans ma tête et pour laquelle je me sentais coupable et mal à l’aise. Je dois avouer que j’étais rendu assez désespéré pour avoir le courage de téléphoner au CAVAS parce que ce n’était pas mon genre d’aller « quémander » de l’aide, comme bien des hommes de ma génération, je suis né en 1953.

L’aide reçu au CAVAS a été une des plus belles choses qui est arrivé dans ma vie, même si cela a été vraiment difficile au début d’en parler. Les intervenantes du CAVAS sont des professionnelles expérimentées et elles sont là pour nous mettre à l’aise sans jamais nous brusquer, tout se passe dans une très grande douceur. Pour moi ce sont les plus belles personnes du monde. Une écoute sans jugement en douceur. Elles nous guident vers des moyens, des outils de réflexion pour améliorer notre bien-être au quotidien petits pas par petits pas.

Je me sens beaucoup mieux maintenant, plus libre et moins attaché à un passé rempli de culpabilité et de mal-être. Je serai toujours extrêmement reconnaissant pour le reste de ma vie de l’aide reçue au CAVAS.

Je ne bois plus du tout maintenant et je m’en porte beaucoup mieux… naturellement!

Femme de 50 ans

Dans un parcours marqué par la violence sexuelle, il arrive un moment où nous perdons nos repères, parce qu’elle détruit bien plus que le corps. Elle installe un brouillard intense, enlève la confiance, fait naître la honte, la culpabilité, la peur et un profond sentiment de solitude.

Quand je me suis tournée vers le CAVAS, j’ai eu la chance de recevoir des services individuels et de participer à un groupe de soutien. Dès les premiers échanges, j’ai ressenti une écoute humaine et, surtout, sans jugement.

Toutes les intervenantes ont su m’accueillir avec respect, patience et bienveillance, même dans mes silences, mes contradictions et mon brouillard intérieur. Leurs paroles apaisantes arrivaient exactement au moment où j’en avais le plus besoin. Elles m’ont aidée à comprendre ce que j’avais vécu, à mettre les bons mots sur les faits, les émotions, sur mes blessures invisibles et sur les conséquences que cela laisse chez une personne.

Elles ont été un véritable point d’ancrage. Leurs conseils et leur présence m’ont grandement aidée à traverser cette épreuve et à retrouver la lumière en moi.
Grâce à elles, j’ai compris que guérir n’est pas un chemin linéaire, mais qu’il est possible de se reconstruire. Elles ont été ma bouée de sauvetage lorsque je me noyais intérieurement.

Le travail qu’elles accomplissent, en nous épaulant tout au long de notre processus de guérison et à notre propre rythme, va bien au-delà du simple soutien. Elles participent réellement à réparer des femmes qui ont été profondément brisées psychologiquement, émotionnellement et parfois physiquement.

Avec beaucoup de gratitude

Merci xxx

Femme de 55 ans

Il y a environ deux ans et demi, à la suggestion de ma thérapeute, j’ai entrepris une démarche auprès du CAVAS pour obtenir de l’aide concernant l’inceste que j’ai subi dans mon enfance.

Au début, j’ai été jumelée à une intervenante en suivi individuel avant de participer aux groupes de soutien. Cette étape a été extrêmement importante pour moi. Grâce à son accompagnement, j’ai pris conscience de nombreuses blessures dont je ne mesurais pas l’ampleur. J’ai réalisé à quel point les agressions que j’avais vécues avaient eu des répercussions sur ma vie et sur plusieurs de mes comportements, sans que je fasse le lien auparavant.

J’ai fréquenté le CAVAS pendant environ un an et demi. Je ne cacherai pas que ce parcours a été très difficile. Pendant cette période, plusieurs blessures ont été mises à vif. Il y a eu des moments où c’était douloureux, où beaucoup d’émotions remontaient à la surface. Cependant, aujourd’hui, je ne regrette absolument rien. Il fallait que je traverse cette étape pour pouvoir avancer et guérir.

Au fil du cheminement, j’ai découvert des aspects de moi-même que je ne comprenais pas auparavant. J’ai pris conscience que j’acceptais parfois que des personnes me blessent ou dépassent mes limites, comme si je ne méritais pas d’être aimée ou respectée. J’ai aussi découvert une blessure profondément enracinée : celle de ne pas me sentir légitime d’exister, comme si je n’avais pas le droit de prendre ma place.

Mon intervenante a été une personne exceptionnelle. J’avais une entière confiance en elle et je me suis toujours sentie accueillie, écoutée et respectée. Grâce à son soutien, j’ai appris à mieux me respecter, à reconnaître ma valeur et à comprendre que j’avais, moi aussi, le droit d’exister pleinement.

J’étais très hésitante à l’idée de participer aux groupes de soutien, car ce n’est pas quelque chose qui me mettait à l’aise au départ. Pourtant, cette expérience s’est révélée extrêmement enrichissante. Rencontrer d’autres femmes ayant vécu des agressions sexuelles m’a permis de comprendre que plusieurs réactions et comportements que j’avais étaient liés à mon vécu. Les échanges ont été précieux et m’ont beaucoup aidée dans mon cheminement.

Aujourd’hui, je peux dire que cette démarche a changé ma vie. Elle m’a permis de reprendre ma place, de reconnaître ma valeur et de comprendre que je mérite d’être respectée. J’ai appris à poser mes limites et à ne plus accepter que l’on me fasse du mal. Ce chemin n’a pas été facile, mais il m’a permis de retrouver une partie de moi-même que j’avais perdue depuis longtemps.

Je suis profondément reconnaissante envers le CAVAS de m’avoir offert cet accompagnement, cet espace sécuritaire et les outils nécessaires pour avancer dans mon processus de guérison.

Merci du fond du cœur.

Femme de 73 ans

Je suis une femme de 73 ans; j’ai subi une agression sexuelle à l’âge de 16 ans. Après cet épisode, j’ai enfoui ce souvenir au plus profond de moi.
Un évènement a réveillé ce souvenir; je ressentais de la rage, de la honte, et je vivais des épisodes dépressifs.

Après en avoir parlé à mon médecin, il m’a envoyée consulter au CAVAS. Je suis allée tout d’abord en suivi individuel avec une intervenante. Je me suis sentie écoutée, elle a cru ce que je lui ai partagé, et elle a reconnu ma détresse. Enfin, quelqu’un pouvait m’aider dans ce que je vivais, de par sa formation en matière de violence sexuelle.
On m’a ensuite proposé de faire des séances de groupe. J’ai pris conscience des conséquences de ce que j’avais subi, et aussi des mythes et réalités que notre société véhicule. J’ai reçu beaucoup d’outils pour m’aider à passer au travers de mon mal de vivre, et à avoir des bonnes attitudes envers moi-même.
Merci au CAVAS, votre organisme est essentiel.

D’une femme qui a appris à apprécier la vie malgré tout, grâce au CAVAS…

Une mère de 57 ans

Je souhaite prendre un moment pour remercier sincèrement toute l’équipe de CAVAS

À un moment de ma vie où je me sentais complètement démunie, ma fille a vécu une agression sexuelle à l'étranger et, ici au Québec, je ne savais plus vers qui me tourner ni quoi faire. Je me sentais seule, inquiète et dépassée par la situation.

Contacter votre organisme a été un tournant pour moi. J’ai été écoutée avec respect, accompagnée sans jugement et guidée dans des moments où j’en avais profondément besoin.
Votre soutien m’a apporté beaucoup plus que de l’information : il m’a apporté du réconfort, de l’espoir et un sentiment de ne plus porter tout cela seule.

Je suis très heureuse d'avoir été aider dans ma région Sorel-Tracy

Merci d’exister et d’aider les personnes qui traversent des épreuves aussi difficiles. Votre travail fait une réelle différence.
Avec toute ma reconnaissance,

Femme de 30 ans

Bien que j’aurais aimé ne jamais avoir à consulter au CAVAS, je suis absolument reconnaissante de l’aide, du soutien et de l’écoute que j’ai pu y trouver. Mes premiers pas au sein de l’organisme ont été confrontant; j’avais l’impression que ça rendait réel une agression que j’aurais souhaité avoir imaginé au sein d’un mauvais rêve. La chaleur et le calme de l’organisme m’ont tout de suite aidé à m’apaiser. Les sofas, les plantes, l’ambiance d’être chez soi hors de chez soi; tout cela a joué positivement sur ma capacité à me détendre et à me sentir en confiance. Je ne me suis jamais sentie jugée pour mes réactions envers ce que j’avais vécu, ni pour l’acte dont j’avais été victime. Au terme de mon suivi, je me sens moins envahie par ce que j’ai vécu, bien que l’injustice et l’incompréhension demeurent toujours. Au moins, je ne laisse plus cela me définir et impacter mes relations actuelles, ni mon rapport à moi-même. Merci encore.

Homme de 65 ans

Ma psychologue (à qui j’en ai parlé seulement en 2025) m’a parlé du C.A.V.A.S. que je ne connaissais pas. J’ai vu sur leur site web que les hommes attendent plus de 20 ans avant de parler de leur agression. Moi, j’en étais à 45 ans... Lorsque j’ai trouvé le courage d’appeler (j’en tremblais), j’ai été accueilli avec délicatesse et empathie. On m’a renseigné et on m’a dit qu’une intervenante allait me rappeler. J’étais tellement rassuré et fier d’avoir fait ce pas. C’était pour moi une grande victoire, après toutes ces années à refouler. Nous étions en mai 2025 quand une intervenante m’a rappelé, nous avons convenu de nous rencontrer en virtuel puisque je n’étais pas de la région. Mon intervenante m’a mis en confiance dès le début et je n’ai pas hésité à lui parler de ce que j’avais vécu. Elle me disait que je pouvais prendre mon temps pour lui parler de mon agression, mais moi, je voulais plonger dans le vif du sujet le plus tôt possible alors je me suis ouvert rapidement. C’était la première fois où j’ai été capable de décrire mon agression. J’étais déterminé à travailler fort pour m’en sortir. Une autre victoire dans mon cheminement. Au fil de nos rencontres, j’ai compris que j’avais eu beaucoup d’impacts dans ma vie suite à mon agression et le fait de les identifier et d’en parler m’a grandement aidé à les surmonter.
J’ai bien quelques défis (minimes) qui me restent de cette agression mais je me dis que mon rétablissement est vraiment sur la bonne voie et qu’enfin, j’ai réussi à tourner la page. Les années qu’il me reste à vivre ne seront plus teintées par ce nuage qui a été trop longtemps au-dessus de moi. Bien que ce soit moi qui ai fait le travail, le C.A.V.A.S. a su m’outiller et me guider pour que je puisse me rétablir. Comme mon intervenante a bien exprimé en mots ce que je vivais, j’ai repris le pouvoir sur ma vie. Il y a bien eu un « avant » et il y a un « après » et dans mon cas, mon « après » a retrouvé le soleil.

Femme de 52 ans

Il y a une quinzaine d’années, je n’allais pas bien, à mes yeux, ma vie n’avait plus de valeur et je la mettais en danger quotidiennement. Il n’y avait que peu de couleurs dans mon quotidien, la noirceur avait envahi ma tête, mon corps et mon cœur. On m’a proposé d’aller rencontrer une intervenante au CAVAS. J’ai accepté parce qu’on m’a dit que c’est ce que je devais faire, mais dans ma tête je ne voyais pas ce que ça pourrait changer pour moi. Je n’avais pas l’impression que les agressions que j’avais vécues au fil des années durant mon enfance, mon adolescence et mon début de vie d’adulte avaient un impact sur ma vie actuelle. Je croyais que ça faisait partie de mon passé. J’avais connu la violence sous toutes ses formes, mais c’était devenu normal, voir banal et par-dessus-tout, j’avais honte, j’avais peur de parler parce que je me sentais responsable de ce que j’avais vécu et je croyais que j’avais mérité tout ça. J’ai appris à 37 ans que ce n’était pas le cas. La souffrance que je portais en silence depuis tout ce temps et que j’avais banalisée pour survivre n’existait pas parce que je l’avais mérité ou provoqué. Cette souffrance existait parce que j’avais subi des actions posées par des agresseurs. J’étais une victime. Les agressions ne me définissent pas, mais elles font partie de mon histoire. Le cheminement n’a pas été facile, j’avais peur des humains, peur de créer des liens, peur de mon environnement. Lors des rencontres de suivis, j’arrivais difficilement à trouver les mots pour parler, la plupart du temps je gardais le silence. L’intervenante était d’une patience, d’une douceur et d’une bienveillance exceptionnelle. Au fil des rencontres, l’intervenante m’a apprivoisée et lentement mais surement la confiance s’est installée. J’ai réussi à trouver les mots et j’ai commencé à parler, j’ai été écouté et compris. Et enfin, j’ai pu déposer cette souffrance que je portais seule depuis tant d’années. Même si certaines cicatrices demeurent, je vois aujourd’hui tout le chemin que j’ai parcouru et je suis fière de continuer à avancer, un pas à la fois, la tête haute. Je peux affirmer haut et fort que sans l’équipe du CAVAS, ma vie ne serait pas ce qu’elle est. Aujourd’hui, à 52 ans, je parle, je travaille, je ris, j’apprécie, j’aime, je suis. JE VIS.

Adolescente de 17 ans

Le CAVAS a fait une énorme différence dans ma vie! En effet, j'ai été victime d'une agression sexuelle lorsque j'avais seulement 13 ans. L'organisme ainsi que l'intervenante que j'ai eu la chance de côtoyer, m'ont permis de guérir beaucoup de mes nombreux traumatismes. De plus, pendant tout le processus je me suis sentie en sécurité, écoutée, en confiance et bien plus! Les intervenants/intervenantes s'assurent toujours de nôtre confort et ont le bien-être de leurs patients à cœur! Grâce à CAVAS, j'ai eu la chance de me redécouvrir en tant que femme indépendante et cela m'a fait comprendre que je suis quelqu'un à part entière. Mon intervenante a su m'outiller et m’a montré comment reconnaître les drapeaux rouges dans mes relations et me redonné confiance en moi! Bref, le CAVAS à selon moi très bien réussi sa mission! Merci pour tout!

Homme de 55 ans

Pendant longtemps, j’ai cru que ce que je portais en moi était simplement une partie de ma personnalité. Le stress constant, la honte, le malaise, le besoin de jouer un rôle avec les autres. Je survivais comme je pouvais, sans comprendre que certaines blessures venaient de beaucoup plus loin.

Quand j’ai commencé mes démarches avec le CAVAS, je n’étais pas encore prêt à voir toute la réalité. Il y avait encore du déni, de la confusion, des morceaux manquants. Mais quelque chose en moi savait déjà que ce que j’avais vécu avait laissé des traces profondes.

Le travail amorcé avec le CAVAS a ouvert une porte difficile, mais nécessaire. J’ai commencé à comprendre que certains gestes vécus durant mon enfance n’étaient pas normaux. Que mon corps, mon anxiété, ma honte et mes difficultés relationnelles ne sortaient pas de nulle part.

L’intervenante qui m’accompagnait avait une présence extrêmement calme et douce. Il n’y avait jamais de pression ni de jugement. Ce climat m’a permis de baisser mes défenses tranquillement, de parler plus librement et d’aller plus en profondeur en moi-même. Pour quelqu’un qui a vécu longtemps dans la peur, la honte ou le silence, cette manière d’être fait une immense différence.
Ce processus continue encore aujourd’hui. Certaines prises de conscience ont été extrêmement bouleversantes. Sortir du déni, ce n’est pas seulement comprendre avec sa tête. C’est voir toute sa vie autrement.

Je ne peux pas dire que tout est réglé. Je suis encore en reconstruction. Mais je peux dire une chose : le fait d’avoir été écouté sans jugement a eu un impact réel dans mon parcours.
Le CAVAS a été une des premières places où j’ai senti que je pouvais commencer à regarder la vérité sans avoir à me défendre ou à me taire.

Femme de 51 ans

Bonjour à toi qui lit ce témoignage!
Ça fait déjà 18 ans que j’ai fait appel après du CAVAS. Ayant dénoncé plusieurs années avant les abus que l'on subissait, que les choses étaient réglés et qu'on avait été pris en charge, j’étais loin de m’imaginer devoir revivre et retravailler sur ce que je croyais avoir réglé durant mon enfance.

J'étais allé consulter au CLSC car je vivais des moments difficiles avec la personne qui m’a abusé durant l’enfance. Je ressentais énormément de colère et je ne voulais pas rester dans cet état d’esprit qui m’éteignait un peu plus chaque jour.

On m’a fait réaliser que même si durant mon enfance, si on m’a aidé et protégé lors de ma dénonciation, je n’ai jamais eu de suivi avec un professionnel. Donc je n’ai pas pu faire tout mon processus de cheminement durant mon enfance. Plus que 15 ans plus tard, j’ai donc pris mon courage à 2 mains et j’ai téléphoné le CAVAS!

Dès mon premier contact, j'ai trouvé un environnement sécuritaire et sans jugement. L'intervenante a pris le temps de m'écouter, de me croire et de m'informer sur les services que je pourrais avoir.

Il y avait un groupe qui commençait dans les semaines après mon premier rendez-vous et même si je ne savais pas si j’allais aimer ça, j’ai dit OUI sans trop hésiter. Je voulais tellement me retrouver et reprendre mon pouvoir en tant que personne, que c’était la chose à faire. Je n’ai pas regretté une seconde sur mon expérience en groupe.

Le soutien et l'accompagnement durant mon cheminement, m'ont permis de reprendre le contrôle de ma vie. Je me suis sentie outillée et épaulée pour traverser cette épreuve. D’ailleurs, je garde encore à ce jour mon coffre à outils pas très loin et dès que j’en ressens le besoin, je le ressors.

Je suis profondément reconnaissant pour le travail humain et professionnel du CAVAS.

Si vous avez vécu une situation similaire, n'hésitez pas à demander de l'aide, vous trouverez ici des personnes pour vous soutenir.

Pour moi, le CAVAS restera à jamais dans mon cœur!

Femme de 69 ans

Lorsque je pense à mon enfance, je me revois toute fragile, anxieuse, timide. Je me sentais renfermée, apeurée. Au moment du coucher, j'avais peur. Je me disais : « il va venir dans mon lit ». Je me mettais en boule et je prenais toutes les couvertures et je m'abrillais par-dessus la tête : chose que je fais encore. Ça me prend toujours une veilleuse pour la nuit. J'ai même comme eu une perte de mémoire. Je voulais oublier. Malheureusement, c'est revenu me hanter. Tôt ou tard, ça refait surface. Vers jeune adulte, ça a été pire. J'ai fais une dépression, jusqu'aux idées de suicide. Je me suis même mutilée. Je ne voyais plus d'issue. Étant enfant, je ne pouvais pas en parler. Je me sentais coupable d'avoir fait de quoi de mal! J'étais impuissante.
Maintenant, avec du soutien moral, je vois les choses différemment. Et je me pardonne de m'être sentie coupable. Ça m'apporte plus de sécurité et de force. Je garderais toujours cette cicatrice au fond de moi, mais maintenant, je peux effacer ce bobo.

Victime anonyme

Ce processus a commencé pour moi au mois de mai 2021. J'avais 22 ans. L'image de son visage apparaissait souvent dans ma tête. Je vivais seulement deux émotions. Une tristesse profonde et une colère noire de repenser à ce qu'il m'avait fait. Je ressentais surtout de la colère de penser encore à lui, après 3 ans de l'agression. Déception, tristesse, dégoût, rage, sentiment d'injustice, sentiment de trahison (parce que malheureusement c'est une personne en qui j'avais confiance qui m'a violée). Si vous saviez toutes les émotions que j'ai ressentis et une intensité tellement forte... J'étais mêlée sur ''comment je devais me sentir?'', mais surtout quoi faire avec toutes ses émotions refoulées et ces quelques souvenirs qui me revenaient de lui et de cet épisode de ma vie.

Je repensais aussi à comment cela a affecté ma vie par la suite ... Toutes les conséquences sur mon estime de moi, ma confiance, mon rapport avec les hommes et ça allait même jusqu'à la confiance que j'accordais aux gens (amies) lorsqu'elles devenaient proches de moi sans être intimes avec moi. Je voulais juste partir en courant quand quelqu'un devenait un bon ou une bonne amie avec moi. J'avais peur qu'on me fasse du mal si j'accordais ma confiance à quelqu'un à nouveau. J'étais très anxieuse. La tristesse et la colère étaient tellement intenses que je n'étais plus fonctionnelle lorsque les souvenirs ou émotions revenaient. J'étais irritable et je voulais juste m'isoler dans ma chambre et pleurer pendant des heures. J'avais l'impression de revivre toutes mes émotions comme suite à mon agression. Je ne savais plus quoi faire et à qui en parler.

C'est là que j'ai décidé d'aller le dénoncer. J'ai contacté le poste de police de ma ville. J'ai pris rdv et je suis allé déposer ma plainte. En même temps, j'ai contacté le CAVAS et le CAVAC qui m'ont aidée et soutenue dans mes démarches judiciaires. J'ai ensuite commencé mon suivi au CAVAS avec une intervenante. Elle a été là et m'a soutenue et outillée à chaque fois que j'en avais besoin. Ce n'était pas facile pour moi , car je devais à chaque fois raconter mon histoire aux différents professionnels du système de justice en plus de commencer mon processus de guérison. Puis, j'ai fait ma déposition filmée au poste des policiers, à la fin du mois de juillet.

Pour moi, avoir parlé avec l'intervenante de cet organisme m'a énormément aidé. J'ai vu les répercussions positives dans ma vie personnelle, mais surtout dans ma vie professionnelle. Je ne voulais plus aller travailler ou je refusais des opportunités d'emploi, car je pensais trop à l'agression et les souvenirs de cela m'affectaient trop au point de ne plus vouloir m'impliquer autant comme j'aurais voulu dans mon emploi. Je ne me sentais pas disponible mentalement.

Aussi, j'ai grandi au niveau personnel. J'ai accepté des choses. J'ai compris mes droits. J'ai clarifié mes limites et ce que je voulais atteindre comme but à travers ce processus. J'ai découvert des choses sur moi (qualités). J'ai surtout intégré ce qui m'est arrivée et j'ai compris que j'avais le droit à mes émotions et que c'était moi la victime et que mon agresseur n'était pas une victime de moi parce que j'en parlais avec quelqu'un ou à la police.

J'ai trouvé une place sécuritaire, bienveillante et accueillante à mes émotions et à ma personne. Mon intervenante m'a pris comme j'étais et m'a guidée et outillée en conséquence. Elle a su bien me saisir et m'a aussi aidé indirectement à évoluer et à avancer. C'était la personne à qui je pouvais parler sans avoir peur de devoir m'expliquer et de recevoir des commentaires qui banalisaient ce que j'avais vécu.

Maintenant, je me sens beaucoup mieux et beaucoup plus forte. L'IVAC, m'a permis de suivre une thérapie avec une sexologue depuis un mois. Puis, je réalise que ce qui m'a beaucoup aidé à avancer a été les séances que j'ai eu à l'organisme. Tous les gens qui m'ont accompagné m'ont préparé à ce processus, mais aussi à mon processus judiciaire.

Nous sommes en janvier 2022, le garçon qui m'a agressé va comparaître ce mois-ci devant le juge. Il sera accusé de violence conjugale et d'agression sexuelle par un procureur.

J'ai décidé d'entreprendre toutes ces démarches pour me guérir et aller mieux. Aussi, car j'ai un besoin de justice et j'aimerai sensibiliser les gens sur la violence conjugale et les agressions sexuelles, que ce n'est pas juste aux autres que ça arrive et qu'il y a beaucoup plus de gens qu'on ne se doute pas qui souffrent des conséquences des agressions sexuelles.

Je me suis très longtemps sentie seule, car je pensais être la seule à vivre ça, mais je me suis rendu compte que je pouvais m'en sortir quand même avec le soutien des intervenants et de mes amis dans ce cas.

Aussi, j'aimerai que les choses changent...Aux personnes qui lisent ce témoignage, peu importe si vous êtes victimes ou pas, éduquez-vous sur le sujet cela fera une énorme différence dans la société. J'en ai la preuve, mon processus judiciaire a été beaucoup plus rapide (en 1 an j'ai franchi plusieurs étapes) que ce qu'on m'avait dit, car les gens sont plus sensibilisés sur le sujet. J'espère que ce témoignage pourra aider quelqu'un d'autre qui comme moi se sentait et qui se sent parfois encore démunie parce que moi ça m'a aidé de lire des témoignages. Cela m'a permis de me sentir moins seule.

Pour finir, ce qui m'a aidé à aller mieux a été de m'écouter. Écouter mes besoins. Si vous êtes quelqu'un qui n'a pas besoin de dénoncer c'est correct et le contraire et tout aussi valable. Tout est valable tant que c'est ce qui vous fera sentir en paix.

Un gros MERCI à mon intervenante. Elle a fait une différence dans mon processus (beaucoup plus grande que je pensais).

Anonyme